Innu aitun

Voici différentes ressources mises à votre disposition !

KATETAPISHKANAKANIT

 

La préparation du pain (innu-pakueshikan) utilise les mêmes ingrédients farine (nushkuauat), poudre à pâte (kaupipanit), sel (shiutakan) et de l’eau (nipi). Les proportions changent selon la grosseur du pain. Innu-pakueshikan fait partie intégrante des mets innus.

 

Katetapishkanakanit est une des façons de cuire le pain sur un poêle à bois (innu-katshishapissitesht), directement au feu sur un bâton (katshishtuakanit), cuit sous le sable (kaianauakauakanit) ou sur poêlon directement ou avec un peu d’huile.

 

La farine a été apportée par les premiers Européens, en particulier par les agents de la compagnie de la Baie Hudson et les Innus comme les autres Premières nations l’ont adoptée.

 

La texture, la forme, la grosseur diffère à chaque préparation innu-pakueshikan et dépend aussi de la personne qui la prépare. En fait, ce n’est pas comme le pain industriel qui garde toujours la même texture. 

ESHI-TSHINUEMITUNANUT

Eshi-tshinuemitunanut (généalogie) illustre notre passé au fils des générations. C’est l’histoire de ma famille de mon père (nutaui) et de ma mère (nikaui).

Ma généalogie paternel compte onze (kutannu ashu peiku) générations sur 300 ans (nishtutamitashumitannu) à partir de 1716 à 2016. Du côté maternel elle compte dix (kutunnu) sur 266 ans (nishumitashumitannu kutuasht-tatunnu ashu kutuasht) d’une date inconnue probablement vers 1750 à 2016.

La grande majorité de mes ancêtres (tshiashinnuat) sont décédés dans la soixantaine, sauf mon arrière-grand-père (nitanishkutapan) et sa conjointe qui ont vécu respectivement 84 (nishuaush-tatunnu ashu neu) et 85 ans (nishuaush-tatunnu ashu patetat).

Mes origines les plus lointaines sont française (anite tetshe nutaui) et écossaise (anite tetshe nikaui). Il est important de connaître nos liens familiaux sur plusieurs générations. Puisqu’elles nous transmettent leur bagage génétique physique et physiologique, entre autres des prédispositions à des maladies comme poumons, cœurs, rein ou autres.

De nos jours les familles reconstituées sont nombreuses et engendrent un ou des enfants. Ces naissances peuvent créer des situations particulières. C’est ainsi que le prêtre qui unit un couple demandait à l’assistance, si quelqu’un à des choses à dire (eshi-tshinuemituat kanipaushiht) qu’il le fasse immédiatement où qu’il ne se taise à jamais. Actuellement cela se fait plus discrètement.

Vous pouvez vous procurer votre généalogie sur demande au musée Shaputuan sous la direction de Gloria Vollant

Au printemps (shikuan), les familles innues en territoire (nutshimit) se préparent pour le voyage de retour aux aires d’été situées au bord de la mer (uinipeku )

La neige durcie de la nuit précédente (mashkunakuau), les familles partent avant le lever du soleil (pishimu) et ainsi parcourir de longue distance.

Plus tard dans la journée, le soleil fait fondre cette couche de neige durcie et devient une neige mouillée et granuleuse (shashkan). Il est temps de s’arrêter et installer un camp (manukashu) pour la nuit.

 

Tshakapesh, une série de vidéo d’animation éducative produit par la SOCAM, en collaboration avec Semaphore Films. Réalisé dans le cadre du Programme des Autochtones « Initiative des langues autochtones » du Ministère du Patrimoine canadien.

Ateliers vidéo et fiches d’activités proposés par l’Institut Tshakapesh

La légende de Glooscap

« La Légende de Glooscap » raconte comment un habitant des forêts a vaincu le géant Hiver afin de permettre à l’été de s’installer dans le Nord. Découvrez une adaptation de cette légende MicMac dans ce court dessin animé réalisé par Françoise Hartman.

Le jumpstyle dans la nature

Louis-Philippe Moar, Atikamekw de la communauté de Manawan, est un producteur de musique électronique, DJ et réalisateur. De 2007 à 2009, avec le Wapikoni mobile, il réalise des vidéos de danses dont « Tecktonik  » et « Kick it now ». Il a gagné un concours de vidéo sur le thème de l’activité physique pour les Jeux olympiques de Vancouver.

La bannique, d’hier à aujourd’hui

Traditionnellement, la bannique est cuite sous les braises d’un feu. Mais lorsqu’on est confiné à l’intérieur, il est aussi possible de cuisiner ce délicieux pain traditionnel. Découvrez 2 façons différentes de cuire la bannique :